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Cap sur Lisbonne : les séniors du MCS s’offrent une parenthèse portugaise

Il est des voyages qui ressemblent à des récompenses, et que l’on savoure comme le dernier verre d’une belle soirée. Les séniors du Mazères Cassagne Sports ont bouclé leurs valises, direction Lisbonne. Sur le cliché partagé par le club, on les devine serrés dans la carlingue d’un avion, sourires aux lèvres, l’excitation contenue de ceux qui partent ensemble. « This is your captain speaking : le MCS est à Lisbonne », plaisantait la légende, comme une annonce d’embarquement pas tout à fait comme les autres.

Loin des terrains gras et des dimanches d’effort, l’escapade a des airs de longue respiration. Quelques jours volés au calendrier, arrachés à la routine des entraînements, où le maillot cède la place aux tenues d’été et où les troisièmes mi-temps se prolongent sous un autre soleil, plus doux et plus lointain. Une manière, aussi, de refermer en beauté une saison de labeur avant de songer, déjà, à la suivante.

Ces voyages-là ne figurent sur aucune feuille de match, et pourtant ils comptent parmi les plus précieux. C’est dans ces moments partagés, loin du pré, que se tissent les liens invisibles qui font tenir un groupe quand reviennent l’hiver, la boue et les rencontres serrées. On y refait les actions de l’année écoulée, on y rit des anecdotes de vestiaire, et l’on y prépare, l’air de rien, la solidarité des mois à venir. Le rugby se joue à quinze, mais il se vit à trente, à cinquante, à toute une famille.

« Bon voyage à nos séniors, profitez bien », a lancé le club à ses joueurs. Derrière ces quelques mots perce toute l’affection d’une maison pour les siens. Car c’est bien ainsi que le MCS aime se raconter, une famille de cœur, rouge et noir, qui sait se battre le dimanche et savourer ensemble le reste du temps.

Nul ne dira ici ce que la ville aux sept collines réserve à la bande. Des ruelles pentues de l’Alfama aux rives argentées du Tage, des azulejos bleutés aux terrasses où le temps semble suspendu, chacun composera son voyage, entre découvertes et fous rires. Mais on peut parier sans grand risque que les souvenirs glissés dans les bagages du retour nourriront les conversations du club bien après l’atterrissage.

Bonne route, donc, aux séniors du MCS. Que Lisbonne leur soit douce, qu’ils rentrent le teint hâlé et le moral gonflé à bloc, et qu’ils rapportent, avec le sable dans les chaussures, cette envie neuve d’écrire ensemble les premières lignes de la saison 2026-2027.

Baptiste Lemoigne

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