Il aura fallu patienter tout l’été, compter les semaines et guetter le calendrier. Ça y est, la trêve a rendu les armes. Après des mois où nos terrains n’ont connu que le silence et l’herbe haute, nous avons retrouvé le goût de la compétition. Et pour marquer ces retrouvailles, quoi de mieux qu’un premier rendez-vous amical, celui qui remet les corps en marche et rallume la flamme avant les choses sérieuses.
Ce premier match, nous l’avons disputé le vendredi 28 août, à vingt heures, sous les lumières de notre stade de Bouque de Lens. En face, le SA Auterivain, adversaire idéal pour une reprise, de ceux qui obligent à hausser le ton dès les premières minutes sans que l’enjeu ne pèse encore sur les épaules.
Un amical de reprise n’a pas la solennité d’un match de championnat, et c’est très bien ainsi. On y cherche autre chose. On y remet en place des automatismes rangés depuis juin, on y lance des jeunes qui frappent à la porte, on y jauge la forme des uns et l’envie des autres. Le résultat, ce soir-là, compte moins que les sensations. C’est le laboratoire de la saison, celui où l’on prépare, à l’abri des projecteurs, les dimanches qui comptent.
Retrouver Bouque de Lens un soir de fin d’août, c’est aussi retrouver tout ce qui fait la vie d’un club. Les poignées de main sur le bord de touche, les visages que l’on n’avait pas croisés depuis la trêve, les nouveaux venus que l’on présente et les anciens que l’on charrie. Un match de reprise, chez nous, n’est jamais qu’une affaire de rugby. C’est un rendez-vous de village, une manière de se dire que l’aventure repart.
Recevoir dès le premier soir avait valeur de symbole. Rouvrir la saison à la maison, devant les nôtres, sur la pelouse que nos couleurs connaissent par cœur, c’était la meilleure façon de tourner la page de l’été et d’entrer dans le vif du sujet.
Il reste encore du chemin avant les premières échéances officielles, et cet amical n’était qu’une première pierre. Mais elle a le mérite d’être posée. La saison 2026-2027 est bel et bien lancée, et nous comptons la vivre pleinement, match après match. Allez le MCS.
Baptiste Lemoigne